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Marc MEROLLI revendique la peinture comme moyen d’expression depuis bientôt trente ans. Si la mode est ailleurs, c’est une raison supplémentaire de s’affirmer peintre, adepte du support plan et de la « cuisine » des tubes.

La peinture existe aujourd’hui. Elle a une actualité faite de l’acte de peindre et de son contexte socio-historique. Marc MEROLLI y ancre son travail après avoir tordu le cou aux fantômes du passé.

De son cheminement le peintre dit : « Je cherche. Je ne sais pas quoi. Je n’ai pas trouvé. Je continue. »

Le corps humain devient plus que jamais un motif plutôt que « le » motif de sa peinture. Le rapport entretenu avec son travail change. La distanciation, telle qu’elle s’entend au théâtre est plus grande. Quand on est au théâtre, on joue le théâtre ; ici on est en peinture où on joue la peinture, vers une réalité qui n’est qu’une réalité de peinture de moins en moins mimétique mais toujours dans la représentation.

Sur le fond, les questions de l’humanité, du chaos, de nos faces cachées ( monstruosités et délices) persistent. Elles sont la substance de ce travail.

La forme s’interroge entre multitude compacte et fragmentation de l’individu, transparence liquide et opacité colorée, matière frottée et lissité sensuelle.

On voit bien que d’autres questions se posent à nous comme au peintre.

Qu’est-ce que peindre ? Dire ? Montrer ? Proposer ?

Est-ce la profusion ou l’économie de moyen qui est le plus peinture ? La peinture est-elle un exercice intellectuel ? Sensuel ?

Les images comme dans un état de demi sommeil, celui où tout est possible fantasmes, stress, extase, dédoublement, projection, inhibition, se bousculent sous les pinceaux de Marc MEROLLI puis, viennent à notre rencontre pour participer à la vie. La peinture est vivante de ceux qui la reçoivent.

 

                                                                                                                                              Christine MOURE. Sept 2001.

                                                                                                                                                      (Historienne de l’art)

 

 

Les toiles de Merolli portent la trace d’une aventure individuelle et collective.

Elles témoignent d’une force de vie ancrée au creux de l’être, dans son intimité physique, mais qui a des correspondances dans l’aventure humaine, à la fois celle de l’espèce et celle de l’esprit.

Car la toile rugueuse qui limite l’œil du peintre va fonctionner comme ces parois de cavernes libérant des figures rupestres aptes à vaincre la mort.

Une lumière travaille la matière et cherche à se faire jour. Les personnages tendent à échapper au trait qui les circonscrit pour ne se définir que par une involution lumineuse, implosion de foi-ce qui les fait rejoindre les « forçats » de Michel-Ange, « l’Hercule » de Farnèse, la vénus de Willendorf...

La conquête du feu relève de cette aventure lorsque les corps se font braise dans l’opacité de la matière, Et le cri primitif se tait signe écrit, il accompagne de son graphisme nerveux la vibration de la lumière.

Mais cette aventure de l’esprit est aussi d’ordre biologique.

La caverne devient celle du corps humain où la vie se love dans le fœtus baignant dans une nuit céruléenne. Un dynamisme y est enclos; il créera ce mouvement de corps qui s’épaulent, se dédoublent, éclatent en une profusion de membres.

N’en doutons pas, l’inspiration des toiles de Merolli se propose de retrouver, à travers la continuité d’un effort séculaire de l’art de vaincre la mort, l’énergie vitale et l’intuition primitive qui furent, selon le poète, à l’origine de « l’invention du feu et du tombeau ».

 

MARCEL MANI

(critique d’art)

 

 

 

Quoi de plus fugace que la trace laissée dans un miroir ?

Que reflètent nos miroirs ?

Existences, visages, contradictions, troubles...

Que restera-t-il des actes de ce monde ?

Des données, des ondes, des abstractions sensorielles ?

Fugace ?

Nos vies se résument-elles aux cours de la Bourse, à nos intolérances et à nos peurs ?

De ce que nous sommes, de ce que nous actons, Marc Merolli propose en faisant appel aux sens.

Il nous engage à voir, à prendre la distance pour décrypter l’image sans la subir.

Nos sens doivent être en éveil, en vigilance.

Il nous offre ce qui reste des impressions confuses et multiples saisies par le regard, en appelle au toucher avec des empreintes tangibles.

Quelles traces laisserons-nous ?

Chiffres, classifications, statistiques dans toute leur froideur au, si nous nous en donnons la peine, une avancée dans la connaissance de l’humain, de sa sensitivité, de sa sensualité ?

Si les codes existent, Marc Merolli nous invite à les utiliser pour nous approprier les images avoir fait l’effort si incongru de les chercher. Loin du matraquage visuel de notre temps, nous pouvons à nouveau trouver que voir est exigeant et inépuisable.

Son oeuvre nous entraîne sans nous guider, nous propose sans nous donner.

I1 ne s’agit pas de regarder mais de nous engager en percevant.

Christine MOURE juin 1998

 

 

                       MARC MEROLLI                                   mail : marc.merolli@orange.fr                                              droits de reproduction : ADAGP  . www.adagp.fr